Le point sur l'économie collaborative en 2018

Le point sur l'économie collaborative en 2018 10/09/2018


L’économie collaborative entre dans l’âge mur ! Autrefois épiphénomène, volontiers qualifiée de mode par certains, le secteur a bien grandi et représente désormais un marché de plusieurs milliards d’euros.

La notion d’économie collaborative est une forme d’échange basée sur le partage et la collaboration.

 

Pour bien définir ce concept, on a retenu la définition d’Alternatives Economiques : « L’économie collaborative désigne un ensemble d’activités visant à produire de la valeur en commun et reposant sur de nouvelles formes d’organisation du travail (structure plus horizontale que verticale, mutualisation des espaces, des outils et des biens). L’accent est mis sur l’usage plutôt que sur la possession et sur l’organisation de citoyens en réseaux via des plateformes internet ».

 

Un rapport gouvernemental publié par la DGCCRF (direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) en décembre 2016 donne des chiffres intéressants sur l’économie collaborative. A l’échelle mondiale, 9000 start-up sont présentes sur ce marché, qui était estimé  à 15 milliards de dollars. En France, le chiffre d’affaires est estimé à 3,5 milliards de dollars. Les projections des chiffres d’affaires en 2025 sont de 335 milliards de dollars.

 

En 2018, l’économie collaborative en France est présente dans tous les secteurs d’activité. L’essor d’internet lui a permis de connaître une vraie montée en puissance, notamment grâce à l’émergence de plateformes. Certaines offres commerciales permettent aux consommateurs de se regrouper pour bénéficier d’avantages tandis que certaines plateformes sont uniquement destinées à l’échange de services entre particuliers. Au total, pas moins de 204 start-up évoluent dans la très large sphère de l’économie du partage. Dans le logement, « Airbnb » met en relation propriétaires de logements et vacanciers. Dans le transport, « BlaBlaCar » permet de développer le covoiturage. Et si à titre d’exemple, ces géants se sont imposés dans leurs secteurs, nombreuses sont les verticales, parfois insolites, à se développer. A ce stade, on cite « Needelp » ou « FRIZBIZ » dans le secteur de petits boulots, « you2you »  et « Jwebi » dans le secteur de livraison de colis ou encore « Ouistock » et « I Stock for U » dans le secteur du co-stockage.

 

Néanmoins, l’une des particularités de l’économie collaborative et contrairement à certains modèles économiques de niche, les startups françaises du secteur doivent atteindre une taille critique de leur communauté pour espérer émerger.

 

Ce qui est certainement vrai aujourd’hui, ce que les consommateurs comme les investisseurs ont dépassé la phase de découverte et que l’économie collaborative est désormais bien ancrée dans les usages, au-delà de l’effet de mode que l’on a pu constater il y a quelques années. En effet, les Français ont pris l’habitude d’accueillir chez eux ou de partager un trajet avec un inconnu. Le transport d’objets volumineux qui est resté longuement complexe logistiquement et très onéreux lorsque le consommateur passe par les circuits traditionnels ; l’économie collaborative a émergé de modèles alternatifs qui répondent à cette double problématique pour les consommateurs : leur faire gagner du temps et de l’argent, dans un environnement commercial sécurisé. La startup VUAC spécialisé dans la mise à disposition d’un véhicule utilitaire avec chauffeur à la demande, s’inscrit dans cette perspective.

 

Toutefois, il est primordial de faire la différence ente ubérisation et économie collaborative.

L’économie collaborative doit se rapprocher de l’économie sociale et solidaire, et renouer avec les valeurs qui ont fait son succès.

Les plateformes doivent se rapprocher des usagers et leur proposer d’être acteur d’un projet global.

 

 

 

 

 

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